Une Élue en action

Alors que le "Grand débat" se termine et que l'on s'interroge sur les suites qui lui seront réservées,  l'Assemblée nationale adopte samedi 16 mars à 6h15, le projet de loi Pacte par 27 voix contre 15 et 3 abstentions.

Ce texte décisif qui valide les privatisations d'ADP et de la FDJ, pourtant rejetées par le Sénat (pour cause d'actifs stratégiques) et mises en cause lors des débats et des manifestations (au regard du précédent créé par la privatisation des autoroutes), est donc adopté un samedi matin,  au petit jour, par une cinquantaine de députés.

Certes, la Loi Pacte comporte d'autres dispositifs plus vertueux comme la simplification des seuils fiscaux et sociaux, ou encore l'assouplissement des règles pour l'épargne retraite, mais face aux controverses suscitées par ces privatisations, l'écoute et la "sagesse" auraient dû prévaloir sur le sujet des privatisations.

D'autant que le gouvernement n'a pas été convaincant pour les  justifier.

La constitution du fameux fonds pour l'innovation de 200 millions aurait effectivement pu être financée par un prêt adossé sur les dividendes de ces mêmes entreprises, sans pour autant vendre les parts de l'État. 

Ce choix laisse donc penser que la stratégie gouvernementale demeure inchangée,  malgré les mouvements sociaux et les critiques sur la méthode.

Une nouvelle fois, sourds aux débats publics et aux propositions du sénat, les députés sont revenus sur leur version de la Loi, supprimant les modifications des sénateurs.

Est-ce ainsi qu'une grande démocratie comme la France se gouverne en 2019?

Pourquoi ce gouvernement, adepte des référendums, n'en organise-t-il pas un sur les privatisations?

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