Une Élue en action

Le Grand débat national, censé permettre de renouer la confiance avec les français, a été lancé le 15 janvier.

Faute de pilotage par le Centre National du Débat Public, qui n'a pu garantir des conditions de neutralité, il est animé par le gouvernement (Emmanuelle Wargon, coordinatrice avec Sébastien Lecornu) et sa majorité. 

Ce pilotage gouvernemental n'est pas des plus opportun et remet en cause la crédibilité même de la démarche.

De même que le périmètre imposé et limité à quatre thèmes (transition écologique ; fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation des services publics), alors que les Français aspirent à comprendre et s'exprimer sur des sujets beaucoup plus larges.

Pourquoi brider la parole ?

Pourquoi y aurait-il des sujets « interdits » ?

Une fois encore, les maladresses du gouvernement obèrent une initiative qui se devait neutre et transparente pour « ressourcer » le sens et les pratiques politiques.

Le Sénat sera attentif à ce que les remontées de ces débats soient prises en compte et traduites dans les actes et la méthode de ce gouvernement.

Car sans cela il est à craindre que la défiance des Français ne se durcisse encore, pour se traduire à l'occasion des élections européennes, par des votes de rejet.

Dans un monde aujourd'hui en « désordre », la parole et le rôle de la France sont essentiels, mais pour cela, il faut que les Français s'entendent et refondent leur propre « pacte social » ... 

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