Une Élue en action

Notre alimentation ne sera durable et de qualité que si nous avons encore des paysans pour la produire. Dans un contexte de désespoir et d’impasse pour de nombreux agriculteurs français, le Sénat a recentré ce projet de loi sur le soutien aux producteurs et la préservation du modèle d'exploitation à la française.

Il s’est efforcé de revenir aux objectifs fondamentaux de ce projet, issu des états généraux de l’alimentation, et quelque peu dénaturé lors de son passage à l'Assemblée  Nationale: permettre aux agriculteurs de vivre décemment de leur activité, en reconstituant leurs marges, en réduisant  leurs charges, en assurant la promotion et la valorisation des productions locales de qualité dans le cadre de la restauration collective.

Le texte du sénat établit des règles claires dans les relations avec les distributeurs et  fixe des indicateurs fiables pour construire des prix plus rémunérateurs pour les producteurs.

Il affirme sa vigilance quant au respect du droit français et  l'importation de denrées ne respectant pas les normes européennes de production, de traitements, d'identification et de traçabilité.

En matière d’alimentation, le Sénat a adapté la loi aux réalités, notamment en matière d’obligations nouvelles faites à la restauration collective.

Il a ainsi élargi les possibilités d'approvisionnement local de qualité, offrant des débouchés pour les productions françaises et favorisant une alimentation plus saine. 

En ce sens, j’ai réintroduit un amendement confirmant les 50% de produits de qualité, dont 20% de bio, dans les menus de la restauration collective. II a été adopté à la quasi-unanimité.

Toutes les initiatives favorisant la réduction des usages de produits phytopharmaceutiques et l’émergence de solutions alternatives sont encouragées et simplifiées, dès lors qu’elles assurent la sécurité sanitaire des usagers et des consommateurs.

Dans la suite d'un travail initié par le Senat, un fonds d'indemnisation pour les maladies professionnelles a été créé.

Sur les questions de bien-être animal, si le texte ne lui est pas dédié, il fixe néanmoins un cadre d’engagements pour responsabiliser les filières contre la maltraitance.

En matière d’énergie, le Sénat a marqué son soutien aux démarches de diversification et de production d’énergies renouvelables par les agriculteurs, notamment en adaptant les modalités d'injection de biogaz dans les réseaux de gaz naturel.

De nombreuses voies d'amélioration pour une agriculture plus saine, plus accessible sont donc explorées dans ce texte.

Au-delà,  reste à voir si les différents  acteurs, maillons de la chaîne économique, s'en saisiront de manière vertueuse !