Une Élue en action

Les examens des projets de lois de finance, sont révélateurs: Ils se sont soldés par un rejet systématique du gouvernement et de l'Assemblée Nationale, de toutes les propositions émanant du Sénat, sans aucun argument ni aucune discussion.

 

Combien de temps une démocratie parlementaire peut-elle endurer un tel mépris ? Quelles perspectives offrent une telle posture ?

Pour sa part, le groupe UC a abordé les débats dans un esprit de responsabilité et d’ouverture.

Nous avons exprimé notre inquiétude sur certaines dispositions telles que le financement des collectivités locales et la réforme de la politique du logement, dont on peut craindre  les conséquences sur les acteurs territoriaux et sur leur capacité à assurer demain, leurs missions essentielles.

Nous avons suggéré des alternatives de financement dans une approche différenciée, et pragmatique, prenant en compte la situation des territoires et des acteurs, élus, bailleurs sociaux, Etat.

Le groupe s’est opposé à la transformation de l’Impôt sur la Fortune ( ISF) en Impôt sur la Fortune Immobilière ( IFI).

A force de stigmatiser l’immobilier, ce genre de décisions risque de provoquer un choc négatif sur l’offre de logement.

Nous avons été à l’initiative d’amendements visant à mieux adapter la législation fiscale à l’économie numérique, comme la taxation de la publicité en ligne et la lutte contre l’évasion fiscale. Ainsi l’obligation pour les plateformes numériques collaboratives de communiquer à l’administration fiscale les revenus perçus par les utilisateurs, sera avancée au 1er juillet 2018.

Je me suis finalement abstenue sur ce projet de loi de finance qui fait peser les efforts sur les classes moyennes voir défavorisées ( retraités ), pénalise l'investissement immobilier, favorise avec la flat tax, la rémunération des  dividendes au détriment du travail et "cerise sur le gâteau " augmente les exécutifs des grandes villes, des départements et des régions, après avoir pressuriser  les parlementaires et les finances locales!

 

Beaucoup d'incohérences qui se traduiront en 2018 par une augmentation de la fiscalité des ménages de 4,5 milliards, selon l'Insee.