Une Élue en action

Edito Juillet 2017

 

Après les espoirs suscités par la Conférence des territoires du 17 juillet au Sénat, bon nombre d'élus ruraux sonnent désormais la charge pour dénoncer des "coupes sombres" dans le financement des projets locaux.

Et pour cause, le décret n° 2017-1182 du 20 juillet 2017 portant ouverture et annulation de crédits à titre d'avance efface d'un trait de plume 20% des crédits finançant principalement la DETR, la dotation de soutien à l'investissement local et la dotation politique de la ville…

Au total, une économie demandée de 13 milliards d'euros!

Ces ponctions aux allures de triple peine soulèvent des craintes que le Ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard n'a pas vraiment apaisées.

Même si l'ancien Sénateur radical du Cantal, aujourd'hui au gouvernement, a assuré aux sénateurs sa volonté de lutter contre "les fractures territoriales" et défendu sa vision de "l'Etat stratège", ses marges de manoeuvre semblent toutefois assez réduites.

Se disant optimiste quant au maintien des crédits de la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR) dans le prochain budget, il s'est montré peu rassurant sur l'avenir des contrats de ruralité rattaché au programme 112 (politique d'aménagement du territoire) amputé de 106 millions d'euros : "Je souhaite que les contrats de ruralité perdurent. J'espère convaincre Bercy."

Sur la réforme de la carte des ZRR qui a abouti au retrait de 3 000 communes du dispositif (187 communes en Côte-d'Or), le Ministre "aurait demandé à l'administration de lui faire des propositions, admettant la difficulté de la tâche".

Le dossier ressurgira, à n'en pas douter, au moment du Projet de loi de finance.

Autre point d'inquiétude, la baisse du nombre des élus locaux, à l'heure où nos concitoyens et notamment les personnes isolées et agées, demandent de plus en plus de soutiens et d'attention.

Seul sujet sur lequel les espoirs sont autorisés:  le déploiement du très haut débit, objectif sur lequel les perspectives sont plus concrètes. Il est désormais question de faire un point d'étape pour le "bon débit" en 2020. Les opérateurs devaient remettre leurs propositions le 31 juillet en précisant leurs engagements commune par commune, le gouvernement définira ensuite sa feuille de route avant la fin du mois de septembre.

La rentrée s'annonce chargée ...