Une Élue en action

Edito - Février 2017

 

Dans deux mois, la France élira son prochain Président de la République.

Les positions que les candidats défendent au sujet de l'Union européenne sont cruciales. La vision qu'ils nourrissent quant à la place de notre pays au sein de l'UE, quant à la place de l'UE dans le monde, importent plus que jamais.

Notre législation française découle pour beaucoup du droit communautaire.  

Le Salon de l'agriculture vient de s'achever et a réveillé un constat qui est sur la table depuis plusieurs années. Les parlementaires, toutes chambres et couleurs politiques confondues, l'ont dénoncé à multiple reprises : l'inflation normative et la sur-transposition des directives européennes doit cesser.

Nos exploitations agricoles, nos entreprises françaises croulent sous un millefeuille normatif et nos concitoyens en ont assez. 

La France sur-transpose, et c'est bien là le problème. 

Elle sur-transpose sans tenir compte du degré de transposition retenu par nos voisins européens; en  ajoutant une touche  supplémentaire franco-française, réglementaire ou législative. 

Mais, à jouer les élèves "exemplaires", nous tirons une balle dans le pied de nos entreprises françaises!

Outre l'insécurité juridique permanente qui pèse sur les dirigeants français, ces sur transpositions brident la compétitivité et freinent les exportations.

Elles alimentent la défiance des Français vis à vis d'une Europe qui serait toujours plus sévère, toujours plus normative.

Quel standard européen? C'est la question que nous devrions nous poser à chaque étape des discussions politiques, et ce, dès l'ouverture du processus de co-décision.

L'ambition d'exemplarité, pour légitime qu'elle soit, doit être nourrie et portée au niveau européen, en amont des négociations et pas une fois en débat au Parlement français !