Une Élue en action

Edito du mois de janvier 2017.

 

L'actualité politique nationale et internationale stupéfait, interloque et inquiète... 

Tous les repères, les valeurs qui régissaient notre monde depuis l’après guerre, sont mises à bas.

André Malraux, disait "être optimiste au 20ème siècle, c'est se dire que le pire n'est pas certain..." C'est visiblement encore le cas au 21ème siècle...

Dans ce contexte d'extrême instabilité du monde, malmené entre un Poutine, un Trump et quelques autres dictateurs ou fanatiques, l'Union européenne demeure un espace de démocratie et de respect des droits de l'homme.

 

Même si elle est aujourd'hui fragilisée par le Brexit, chacun est bien conscient qu'elle incarne chaque jour davantage le rempart et la seule puissance apte à résister à ces vents contraires.

Mais pour cela, elle doit s'en donner les moyens et changer:

- revoir ses objectifs et s'organiser en fonction de cette nouvelle donne mondiale et non plus des intérêts économiques de l'Allemagne; 

- renforcer sa cohésion et son union politique encore à construire avec les pays de l’Est récemment entrés;

- revoir sa gouvernance pour regagner en légitimité et retrouver la confiance des peuples.

 

Telles sont quelques unes des conditions préalables si l'Europe veut peser et faire entendre sa voix dans ce monde de plus en plus menaçant, qui la met au défi. 

Le risque de repli sur soi est grand, la montée des extrêmes, la tentation du protectionnisme, la remise en cause des droits fondamentaux, ne sont plus hypothétiques. Ils ont déjà "frappés" chez bon nombre de nos voisins.

Pour l'avenir des générations qui nous suivent, nous devons réagir! Einstein a dit "le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire..."

 

Rappelons nous que malgré toutes les imperfections du système européen, malgré toutes les critiques que nous ne manquons pas de lui adresser, l'Europe c'est: 

- 70 ans de paix;

- En tant que deuxième contributeur net au budget européen, la France est aussi le premier bénéficiaire des dépenses de l’UE devant l’Espagne et la Pologne. Pour aller plus loin, consultez le détail des relations financières de la France avec l'UE.

- Nous sommes les premiers bénéficiaires de la PAC, près de 9 milliards d 'euros soit 40 % du budget de l’Union.

- L'an dernier, la France a été l'un des premiers pays bénéficiaires du plan d'investissement pour l'Europe dit Juncker.  La BEI a financé en 2016 pour 9,3 milliards d’euros de projets dans l’Hexagone: 8 milliards pour soutenir des projets en matière de transition énergétique ou d’infrastructures et 1,3 milliard d’euros pour les PME et la microfinance.

- 36 559 étudiants sont partis en mobilité d'études Erasmus pendant l'année universitaire 2013-2014.

- N'oublions pas enfin que 60 % des exportations françaises se font dans l'UE... Ce qui crée environ 3,2 millions d'emplois.

 

Il revient au pouvoir exécutif de s'emparer pleinement de son rôle dans le triangle institutionnel européen pour impulser la dynamique attendue et aujourd'hui nécessaire ...

Il revient a chacun de nous, citoyen, de ne pas se laisser entraîner par des discours de repli et de haine, d'offrir à la France un avenir et une place dans le monde aussi grande que celle qu'elle a tenu jusque là.

Ne l'oublions pas, à l'aube des prochaines élections, nous engageons le destin de la France, l'avenir de nos enfants...