Une Élue en action

Edito du mois de juillet 2016. 

 

 

Une fois de plus, la France est meurtrie, choquée.

Une fois de plus, notre pays a été attaqué pour les valeurs qu’il incarne: la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité.

Jeudi 14 juillet, un acte d'une grande lâcheté et d'une grande cruauté a frappé notre pays au cœur.

Mes pensées vont aux victimes, à leurs familles et aux Niçois.

Depuis des mois, nous savons que la menace est maximale et que la France est la cible prioritaire des terroristes islamistes. Nos services, très mobilisés, luttent au quotidien avec des ressources humaines, matérielles et budgétaires  insuffisantes face à la barbarie. Il nous faut saluer leur professionnalisme et leur engagement sans faille, dans ces conditions difficiles.

La tragédie de Nice s'est malheureusement produite selon un mode opératoire décrit et encouragé par les terroristes depuis plusieurs années sur de nombreux réseaux sociaux. S'il est encore trop tôt pour établir précisément l'enchaînement des faits et des responsabilités ayant conduit à cet attentat de masse, nous ne devons pas relâcher notre vigilance, qui doit s’appliquer à chacun, en toutes circonstances, et sur l'ensemble du territoire.

Face à une menace terroriste " juqu'au boutiste" nous devons nous adapter et faire évoluer nos dispositifs. La tragédie de Nice intervient quelques jours après la remise du rapport de la commission parlementaire dirigée par Georges Fenech, préconisant la refonte totale de l’ensemble de nos services de sécurité et de renseignement.

De nombreuses recommandations, à l’instar de la montée en puissance du renseignement territorial, du renforcement de la coordination entre les trop nombreuses agences de renseignements ou encore l’établissement d’une police pénitentiaire pour prévenir la radicalisation dans nos prisons, doivent être prises en compte .

La lutte contre le terrorisme nécessite un dialogue entre renseignement, douanes, police et justice. Les réponses apportées doivent prendre la mesure du défi auquel notre société est désormais exposée.

Depuis Janvier 2015, la France a pris conscience de cette nouvelle forme de danger permanent que représente ce terrorisme suicidaire. Pour autant, le fatalisme ne doit pas devenir une excuse.

Le 1er devoir de l’État demeure d'assurer la sécurité des Français.