Une Élue en action

Retrouvez ici mon édito de février, consacré à l'agriculture.

 

Ce début d'année est marqué par le désarroi profond et la colère des agriculteurs, qui, à bout de souffle demandent à être enfin entendus et sauvés. Car c'est bien du sauvetage du modèle agricole français dont il est question à présent.

Les syndicats agricoles ont réuni dernièrement les parlementaires Côte-d'Oriens à Hauteville-lès-Dijon. Nous avons écouté leurs bilan des derniers mois, leurs espoirs déçus et ressenti leur détresse face à l'absence de solutions concrètes sur le terrain.

Aléas climatiques, augmentation des charges, effondrement des prix, baisse de la consommation, crises sanitaires à répétition, surcharges réglementaires… Chaque jour, la situation des exploitants, se détériore. Même les plus diversifiés ne voient plus comment sortir des déficits qui se cumulent. Car toutes les productions végétales et animales sont désormais frappées.

Pourtant les voies d'amélioration ont été bien identifiées. Nous connaissons nos faiblesses et les mesures à prendre pour redonner de la compétitivité à l'agriculture française qui a toujours été une fierté nationale.

Le Sénat les a reprises pour porter, cet automne une proposition de loi comportant les réformes structurelles à même de relever les défis auxquels sont confrontés nos agriculteurs et l’ensemble des acteurs de la filière agroalimentaire (étiquetage, négociations des prix, contractualisation dans les filières, organisation face aux aléas, soutien à l’investissement, allègement des charges et des normes...)

Plutôt que de compléter les mesures proposées par le Sénat ou en formuler de nouvelles, les députés socialistes ont décidé, le 4 février, de rejeter en bloc ce texte. Pourtant, la situation est suffisamment grave pour convoquer un esprit d'unité nationale, surtout face aux écueils et aux menaces qui se dressent devant nous (négociations européennes, Traité transatlantique ...)

Comme l'a dit le Président, Gérard Larcher "l’avenir de l’agriculture française vaut mieux qu’une obstruction partisane de principe".

Le Sénat ré-engagera le débat en Mars. Espérons que le gouvernement sera plus ouvert à un travail collectif et constructif dans l'intérêt de tous. D'ici là, combien d'agriculteurs auront jeté l'éponge...

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