Une Élue en action

Mon édito du mois de novembre

Vendredi 13 novembre 2015, notre pays a vécu l'horreur. Au lendemain de ce massacre sans précédent, les Français sont frappés de stupeur, abasourdis. Un sentiment de fatalisme et de désespérance s'est emparé du pays dans lequel a été déclaré l'état d'urgence .

Après le temps du deuil national, de l'hommage aux victimes, aux blessés, aux familles et aux proches, est venu celui des remerciements aux forces de l'ordre, aux soignants, dont le dévouement, le professionnalisme, l'engagement au service de l'intérêt général doit être salué. 

Nous sommes à présent entrés dans la riposte, dans l'engagement d'actions débattues et validées par le Parlement; car l'unité nationale ne signifie pas l'absence de débat démocratique pour contrôler la mobilisation des forces sur le territoire national comme à l'extérieur. 

Devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, le Président de la République a annoncé un certain nombre de mesures, dont l'intensification des frappes en Syrie, la création de 5.000 postes supplémentaires de policiers et de gendarmes, 2.500 dans la justice, 1.000 dans les douanes, la prolongation de trois mois de l'état d'urgence et une révision constitutionnelle.

Le coût des mesures de sécurité post- attentats s'élèvent à 815 millions d'euros dans le PLF 2016.

En moins d'une semaine, le Parlement a adopté le projet de loi relatif à l’état d’urgence et renforcé l'efficacité de ses dispositions. J'ai interrogé le ministre de l'Intérieur sur l'absence incompréhensible des douanes françaises dans ce dispositif alors qu'ils combattent quotidiennement contre le terrorisme, la délinquance  organisée, le démantèlement des filières internationales. Le gouvernement avait affiché la volonté d'associer et de coordonner toutes les forces armées. Nous sommes toujours dans l'attente de cette mobilisation par voie réglementaire.

La semaine suivante, Sénateurs et Députés ont voté le prolongement de l’intervention des forces aériennes françaises en Syrie contre Daesh.

A l'ONU, le 20 novembre, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité une résolution française pour "prendre toutes les mesures nécessaires" pour combattre le groupe Etat islamique.

Si les questions de sécurité intérieure, de protection à nos frontières, de prévention de la radicalisation s'imposent, l'enjeu demeure l'affirmation de l'Europe comme puissance militaire.

Pour combattre l'expansion de Daesh, tarir son financement, la France doit renforcer la coordination internationale des réseaux de renseignements et pour cela porter une nouvelle alliance des gouvernements européens, une nouvelle union européenne plus forte que la bureaucratie bruxelloise qui montre ses limites.

Mais la France doit également remettre en cause ses relations diplomatiques avec l'Arabie saoudite et le Qatar et interroger les relations ambiguës qu'entretiennent ces pays avec le Groupe Etat Islamique.

Copyright © 2019 ANNE CATHERINE LOISIER - Tous droits réservés
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