Une Élue en action

Dans le cadre du projet de juridiction du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Dijon, le Président, Bruno Laplane et le Procureur de la République, Eric Mathais, ont accueilli les parlementaires de la Côte d’Or.

Pour les élus de la République, il s’agissait d’appréhender les atouts et les difficultés rencontrées dans le quotidien du fonctionnement du TGI de Dijon, à l'aune du projet de loi de programmation pour la Justice, dont l’examen est prévu à l’automne.

Le service d’accueil unique du justiciable (SAUJ), opérationnel depuis le 2 mai 2017, dispose d’un effectif propre afin de réceptionner, informer et orienter le public. Le service est efficace mais il doit encore évoluer dans le cadre du projet de juridiction pour le TGI et la cité judiciaire de Dijon.

Ce projet, qui tient compte des spécificités du ressort, vise à améliorer le fonctionnement de l’institution et à développer une stratégie de communication externe s'appuyant sur le numérique.

Comme beaucoup de juridictions, le tribunal de Dijon fonctionne en sous-effectifs. La situation pénalise fortement certains services, comme en témoigne le Juge aux Affaires Familiales.

Pour le parquet et le greffe, également impactés par des vacances de poste, le temps partiel et l’absentéisme long, la gestion des ressources humaines est délicate.

Selon la commission européenne pour l’efficacité de la Justice (CEPEJ), les attributions des procureurs français sont les plus étendues en Europe, alors qu’ils disposent de moins de moyens que les autres pays.

Le Tribunal de Dijon n’est donc pas épargné, bien que le président se félicite des partenariats existants pour l’accueil de stagiaires, permettant d’alléger temporairement la charge de travail des services.