Une Élue en action

Deux bâtiments en bois de grande hauteur sont en projet quartier Heudelet et à Dijon-Valmy.

A l’origine de ces futures réalisations, la Société Est Métropole (SEM) innove dans la structure du poteaux-poutres en lamellé-collé en misant sur ce mode constructif encore peu développé dans l’immobilier d’entreprises.

 

Selon le directeur général de la SEM, Thierry Coursin, la présence du bois dans le bâtiment va passer de 1 à 12 % d’ici trois ans.

Affichant une ambition forte en faveur du bois et de la ville durable, son objectif est de prendre une place innovante sur le marché de la construction bois.

D’où la naissance de la société Forest Arius qui regroupe, aux côtés de l’aménageur SEM et de sa holding LCDP, une banque (la Caisse d’Épargne de Bourgogne-Franche-Comté), un cabinet d’architectes (Graam), une entreprise du BTP (Roger Martin) et un spécialiste dijonnais des ouvertures (Pacotte et Mignotte).

Un modèle partenarial offrant une solution constructive globale, de l’investissement à la vente, en passant par la ressource bois et sa transformation.

La société a fait le choix du sourcing local en utilisant le douglas du Morvan, fortement adapté à ce marché émergent.

Mais elle se heurte aux difficultés des transformateurs locaux limités dans leurs capacités à investir dans de nouvelles machines pour transformer la matière. La fiscalité qui pèse aujourd’hui sur les entreprises est un frein à leur développement.

La France manque aussi d’architectes spécialistes du bois. Le projet d'un institut de formation aux métiers du bois en Bourgogne-Franche-Comté, sur lequel travaille la SEM, devrait pouvoir combler cette lacune.

D’autres projets illustrent l’excellence et le savoir-faire de la SEM, qui s’est entourée de précieux conseillers, à l’image du professeur Wolfgang Winter, une sommité du bois.

Pour Dijon Métropole c’est l’opportunité d’activer son expertise dans la recherche et le développement, qui aura vite des répercussions sur la filière bois dans la région Bourgogne Franche-Comté.