Une Élue en action

 

Anne-Catherine Loisier, Sénatrice de la Côte d’Or réagit suite à la publication du rapport de L’Académie de Médecine sur les « Nuisances sanitaires des éoliennes terrestres » qui intervient quelques mois après celui de l’ANSES. La Sénatrice qui a déjà interpellé la Ministre de l’Environnement à ce sujet appelle à la plus grande vigilance.

 

 

Pollution visuelle, acouphènes, troubles du sommeil etc, le syndrome de l’éolien identifié par l’Académie de Médecine regroupe des synptômes très divers et non spécifiques qui s’inscrivent dans les Intolérances Environnementales Idiopathiques. Dans son rapport, l’Académie de Médecine indique que « si l’éolien terrestre ne semble pas induire directement des pathologies organiques, il affecte au travers de ses nuisances sonores et surtout visuelles la qualité de vie d’une partie des riverains et donc leur état de complet bien-être physique, mental et social, lequel définit aujourd’hui le concept de santé. »

 

« La transition énergétique est incontournable. Ce n’est en aucun cas, une remise en cause du virage nécessaire pris par la France. Mais il faut rester vigilant et lucide sur les troubles et les désagréments que peuvent ressentir les riverains vivant à proximité de parcs éoliens, qui vont se développer dans nos territoires »,  affirme Anne-Catherine Loisier.

 

La part de l’éolienne terrestre devrait augmenter dans les 15 prochaines années pour couvrir environ 10% à 15% de l’électricité consommée en France métropolitaine (contre 5% aujourd’hui).

 

Pour la sénatrice, les recommandations de cette institution doivent donc être appliquées :

- l’information des populations riveraines lors de la procédure d’autorisation l’enquête publique

-  n’autoriser l’implantation de nouvelles éoliennes que dans des zones ayant fait l’objet d’un consensus de la population concernée quant à leur impact visuel

-   de systématiser les contrôles de conformité acoustique

-    de ramener le seuil de déclenchement des mesures d’émergence à 30 dB A à l’extérieur des habitations et à 25 à l’intérieur, (tout en laissant les éoliennes sous le régime des Installations Classées pour le  Protection de l’Environnement)

 

Anne-Catherine Loisier a interrogé Ségolène Royal par le biais de deux questions écrites (décembre 2015 et juillet 2016), sur les nuisances sanitaires et sonores des éoliennes et plus précisémenet sur l’élévation du seuil à partir duquel l'infraction sonore peut être constituée.

 

L’arrêté ministériel du 26 août 2011 qui classe les éoliennes parmi les installations classées pour la protection de l’environnement (IPCE) a autorisé les éoliennes à porter le bruit ambiant global à l'extérieur des habitations à 35dBA alors que ce seuil n'est que de 30 dBA à l'article R.1334-32 du code de la santé publique.