Une Élue en action

Communiqué du 22 février 2017

 

Le Ministre de l’Economie et des Finances vient d’autoriser la Française des Jeux (FDJ) à expérimenter le système du « live betting », soit des paris en direct sur des manifestations sportives en cours, dans une centaine de points de vente de son réseau. Pour Anne-Catherine Loisier, sénatrice de Côte-d’Or et présidente de la Section Cheval du Sénat, cette initiative est un coup de poignard dans le dos du PMU, qui connait une baisse préoccupante de son activité.

Depuis des mois l'ensemble de la filière hippique se mobilise pour tenter d'enrayer la chute des paris hippiques et des recettes du PMU provoquée, entre autres, par un transfert d’enjeux massif vers les paris sportifs de la FDJ. 

Pour répondre aux inquiétudes des acteurs économiques, le gouvernement a réuni en comité interministériel l’ensemble des acteurs du monde du cheval et plusieurs groupes travaillent actuellement sur des propositions en vue d’élaborer un nouveau contrat de filière. 

Pourtant, ces derniers jours, sans plus de considération pour les discussions en cours, le Ministère de l’Economie autorise la Française des Jeux (FDJ) à expérimenter de nouveaux paris événementiels.

« De qui se moque-t-on? Quelle crédibilité accorder aux initiatives gouvernementales quand ce dernier prend, en parallèle et sans concertation, des décisions préjudiciables aux courses hippiques? » S’offusque la Sénatrice.

Car à n'en pas douter, le lancement de ces nouveaux paris sportifs en direct dans le réseau "en dur", créera une concurrence supplémentaire qui détournera inévitablement des joueurs du pari hippique, et engendrera de nouvelles pertes de parts de marché pour le PMU.

Pour Anne-Catherine Loisier : « le gouvernement doit cesser de jouer sur les deux tableaux et de raisonner uniquement en terme de rentabilité fiscale de la FDJ, à court terme. »

« Il doit assurer la régulation entre les deux opérateurs du réseau en dur, comme le prévoit la loi du 12 mai 2010, qui l'oblige à veiller au développement équilibré et équitable des différentes catégories de jeux, et ce dans l'intérêt de la filière équine! » rappelle-t-elle. 

« Par cohérence, il doit donc suspendre cette expérimentation et consulter les groupes de travail qu'il a lui-même créé sur le sujet ! »

Anne-Catherine Loisier invite l’ensemble de ses collègues, membres du Groupes Cheval à saisir le Gouvernement et à alerter le Ministre de l’Agriculture en ce sens.