Une Élue en action

Les sénateurs ont adopté une proposition de loi relative au renforcement de la sécurité des sapeurs-pompiers. Le nombre d’agressions déclarées a, en effet, augmenté de 23 % de 2016 à 2017 et de 213 % sur les dix dernières années.

Selon les dernières statistiques réalisées par la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) auprès des services d'incendie et de secours et publiées le 14 février 2018, 2 280 agressions de sapeurs-pompiers auraient été déclarées en 2016, dont 2 063 ont fait l'objet d'un dépôt de plainte. Elles sont à l'origine de 1 613 jours d'arrêt de travail.

S'inspirant du droit en vigueur qui s'applique au bénéfice des agents de la police ou de la gendarmerie nationales, des douanes et des services fiscaux, la proposition de loi prévoit qu'un sapeur-pompier qui dépose plainte soit autorisé à ne pas être identifié par ses nom et prénom dans tous les actes de procédure des instances civiles ou pénales engagées ou nécessaires à la défense de ses droits, mais par un numéro d'immatriculation administrative.

Un mécanisme visant à faciliter l’anonymat des témoins d’agressions de sapeurs-pompiers a également été adopté. Il concernerait l’ensemble des agressions dont ils sont victimes, même les plus mineures, telles que l’outrage.

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