Une Élue en action

Dans son rapport annuel, la Cour des comptes s’est penchée sur les difficultés persistantes des urgences hospitalières.

Les améliorations organisationnelles mises en œuvre depuis 2014 n’ont pas porté tous leurs effets, faute d’un partage des tâches satisfaisant avec la médecine de ville. L’activité des services d’urgence a en effet continué à croître pour atteindre 21,2 millions de passages en 2016, soit une augmentation de près de 15% en 4 ans.

Cette augmentation porte en grande partie sur les passages non suivis d’hospitalisation (20% des passages débouchent sur une hospitalisation).

La traumatologie reste la principale cause de venue aux urgences (36%).

Il est nécessaire d’accélérer les réformes pour favoriser la variété des réponses aux soins urgents sur les territoires.

Dans le cadre des nouveaux projets régionaux de santé (PRS), les Agences régionales de santé (ARS) impulsent une coordination entre ville et hôpital.

Le désengorgement des urgences hospitalières passe également par le renforcement de la permanence des soins ambulatoires.

Les initiatives prises ces dernières années pour limiter les passages des personnes âgées dans les services d’urgence, se généralisent dans la mesure des moyens mis à disposition des hôpitaux : présence d’infirmières de nuit dans les EHPADs, télémédecine, développement de l’hospitalisation à domicile (HAD)…

Le report d’une partie de passages aux urgences vers la médecine de ville doit donc être favorisé.

Il est souhaitable en tous points : qualité, pertinence et de continuité des soins, mais aussi moins onéreux pour les dépenses de l’assurance maladie.

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