Une Élue en action

Le budget 2019 de l’ONF vient d'être adopté dans des conditions sans précédent : abstention du Président, vote contre des syndicats et des Communes forestières, ces dernières ont même quitté la réunion.

C'est dire le malaise qui traverse les acteurs de la forêt publique, l’exaspération face aux méthodes pratiquées par l’office, auquel ils sont pourtant attachés.

L'instauration de taxes à l'hectare, l’augmentation des frais facturés aux communes ne suffisent plus à maintenir à flot un office qui frise le plafond d'endettement et pour lequel vous envisagez à présent de confier l’encaissement des recettes de ventes de bois des communes.

Recettes qui seraient reversées après quelques mois, sans plus de considération pour la libre administration des communes propriétaires qui devront gérer ce manque de trésorerie.

Ce pansement de 25 millions ne sauvera pas pour autant l’ONF ! Faire des communes les banquiers de l'Office, ne résorbera en rien des déséquilibres financiers structurels.

Elle masquera temporairement les dysfonctionnements d’un système qui pense trouver son salut dans toujours plus de complexité et toujours moins de transparence.

Les communes dénoncent ces contraintes et ces coûts grandissants, tout comme la diminution des emplois dans les unités territoriales, qui est contraire aux engagements du Contrat d’objectifs et de performance signé par l’Etat, les Communes forestières et l’ONF.

Chaque jour, l'ONF perd un peu plus de sa crédibilité, de son sens, même auprès des maires.

Le gouvernement le sait puisqu'il a délégué une mission d’évaluation du COP qui doit faire le point, sans tabou, sur le rôle et les missions de l’établissement public.

Les Communes forestières, mobilisent également leurs adhérents sur tout le territoire pour élaborer des propositions sur le régime forestier, pour une meilleure gestion des forêts communales et domaniales, trésors de patrimoine et d'opportunités face aux défis énergétiques et climatiques qui sont devant nous.

Dans un contexte de concertation des acteurs publics, et alors que le président de la République se rend dans les territoires pour tenter de nouer un pacte de confiance avec les élus et les français, j’ai donc demandé au ministre s’il pensait opportun de déposséder (même temporairement) 11 000 communes rurales des quelques recettes qui leur permettent d'investir dans leurs infrastructures, dans leur territoire. 

Copyright © 2019 ANNE CATHERINE LOISIER - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public