Une Élue en action

Le Sénat a adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2019 à 2025.

Il s’agit de la 13e loi de programmation militaire (LPM) qui fixe les orientations et les priorités de la politique de défense nationale pour les sept prochaines années, en traçant les trajectoires capacitaire et budgétaire de cette politique. Elle couvre ainsi l’ensemble des domaines intéressant les forces armées, à la fois opérationnels, capacitaires, industriels et financiers, et en particulier les conditions de travail et de vie des femmes et des hommes de la défense

Cette loi s’articule autour de quatre axes :

- permettre aux armées de remplir leurs missions de manière soutenable et durable ;

- renouveler les capacités opérationnelles permettant de répondre aux besoins opérationnels immédiats et de faire face aux engagements futurs ;

- garantir l’autonomie stratégique et contribuer à la consolidation d’une défense en Europe ;

- innover pour faire face aux défis futurs.

Ce texte marque la remontée en puissance des moyens des armées après un recul pendant vingt ans. Il porte une vision d’autonomie stratégique, qui doit permettre à la France de conserver sa place de 5ème armée du monde, d’assumer sa responsabilité de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies et de pérenniser son influence diplomatique.

Le Sénat a sécurisé les ressources des armées par des clauses de garantie : protection contre le financement du futur Service National Universel (SNU), clause d’augmentation des ressources en cas de hausse du cours du pétrole, limitation de la part « défense » dans le surcoût des OPEX, prise en compte de l’usure accélérée du matériel dans le surcoût OPEX.

Il a également renforcé le volet « à hauteur d’homme » avec des mesures en faveur du logement, de la vie familiale, mais aussi en faveur des femmes militaires et de la lutte contre les discriminations sexistes.