Une Élue en action

Lors du débat sur l'Union européenne face aux défis de la compétitivité, de l'innovation, du numérique et de l'intelligence artificielle, en séance publique le 9 mai, j'ai questionné la secrétaire d'état auprès du Ministre de l'économie et des finances sur l'urgence à préciser le cadre de l'utilisation de l'intelligence artificielle par les entreprises françaises et notamment les start-ups.

 

En mars dernier, cinquante entreprises de dix-neuf États membres de l’Union européenne ont appelé les décideurs politiques européens et nationaux à revoir le projet de règlement « e-Privacy ».

Elles s’alarment des dispositions envisagées au niveau européen qui, selon elles, n’offriront pas une protection efficace des citoyens, nuiront au développement de l’économie numérique européenne et porteront atteinte au rôle essentiel des médias dans la vie démocratique, le tout en renforçant les positions des acteurs déjà dominants de l’économie de la donnée et en privant les acteurs numériques européens de relations directes et de confiance avec les utilisateurs de leurs services.

En France, suite au rapport Villani, nombre d’entreprises s’interrogent sur la manière dont l’usage de l’intelligence artificielle va être encadré. Ces dispositions détermineront leur champ de travail et leur compétitivité à l’égard de concurrents étrangers, comme la Chine et les États-Unis, qui exploitent les données de leurs citoyens sans réelles contraintes.

Il est donc essentiel que le gouvernement précise la position éthique qui sera celle de la France au sujet de l’intelligence artificielle, tant en amont, dans la collecte et le traitement des données des citoyens, qu’en aval, sur les relations entre intelligence artificielle et être humain.

Il est également important que le gouvernement articule la politique française en matière d’intelligence artificielle avec le niveau européen.

Il y a urgence ! 

Aujourd’hui, bon nombre de start-up, notamment sur des produits d’interfaces utilisateurs, sont dans l’attente de savoir quelles données elles pourront utiliser  demain!

Est-ce que leur produit aura encore une viabilité et une faisabilité sur le marché ? Nous sommes actuellement dans un entre-deux compliqué à gérer pour les entreprises du secteur.

Vous pouvez retrouver mon intervention et la réponse de la ministre sur YouTube.