Une Élue en action

Alors que le gouvernement à décider de supprimer la taxe d’habitation pour une bonne partie de la population,  de nombreux contribuables vont sans doute devoir s'acquitter d'un quatrième impôt local avec la récupération par plus de 1 200 intercommunalités de la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (compétence Gemapi).

 Il s'agit d'entretenir ou de construire des barrages, des berges et des digues le long des rivières et du littoral, gérer les sédiments, les zones de rétention, et assurer la protection des zones humides, etc. Le ministère de l'Ecologie estime entre 3.000 et 4.000 kilomètres le linéaire des digues qui tombe sous la férule de Gemapi. Ces responsabilités étaient auparavant diluées aux différents niveaux de collectivités mais surtout de l'Etat qui compte ainsi s'en décharger. Cette réforme promet de clarifier les compétences mais n'est pas financée. Les intercommunalités doivent donc choisir entre prélever une part de leur budget ou mettre en place une taxe. 

Cette nouvelle taxe ne devrait représenter que quelques euros, jamais plus de 40 euros. La ministre chargée des Collectivités, Jacqueline Gourault, a cependant promis un projet de loi dans les semaines à venir pour corriger les risques de dérive et mieux encadrer le plafond de 40 euros.