Une Élue en action

J’ai rencontré la semaine dernière Audrey Bourolleau, Conseillère agriculture, pêche, forêt et développement rural d’Emmanuel Macron pour l’alerter sur les enjeux actuels de la filière équine. 

 

Ce fut tout d’abord l’occasion de rappeler les atouts majeurs de la filière en termes d’emplois et de dynamise économique. De fait, elle rassemble près de 180 000 emplois directs et indirects non délocalisables et son chiffre d’affaires est d’environ 14 milliards d’euros. 

Cependant, cette filière connait des difficultés importantes qui doivent être prises en compte pour permettre à la filière de se maintenir et de se développer. 

Trois enjeux majeurs sont ainsi rapidement à considérer :

- le retour à un taux de TVA réduit pour toutes les activités de la filière, enjeu qui sera discuté au niveau européen prochainement dans le cadre de la révision de la directive TVA,

- la fiscalité des jeux, actuellement préjudiciable au PMU, alors que celui-ci, conformément à la Loi de 2010, remplit une mission d'intérêt général et finance la filière. De fait, les instances régulatrices des jeux sensées « veiller au développement équitable des différents types de jeu afin d’éviter toute déstabilisation économique des filières concernées » sont inopérantes.

- le risque d'une privatisation de la Française Des Jeux dont les effets collatéraux achèveraient immanquablement la filière "équine". La FDJ est en effet le principal concurrent du PMU, aujourd'hui déjà soumis à une concurrence "débridée" des opérateurs de jeux, qui ne lui permet plus de dégager les sommes nécessaires au soutien à l'ensemble de la filière, des éleveurs, propriétaires, aux centres équestres.

L'Elysée semble conscient de l’urgence et projette un plan stratégique de retour à l'equilibre pour la filière dans les prochains mois.