Une Élue en action

PEFC France et Culture papier ont organisé dernièrement une rencontre en présence de Peter Latham, Président international de PEFC, au Sénat. Ce fût l’occasion de faire le point sur les atouts et faiblesses de la certification forestière et de réaffirmer les bienfaits d'une gestion adaptée, sur l'environnement. 

 

En effet, l'exploitation des forêts, de feuillus comme de résineux, si elle est menée dans le respect des principes de gestion durable et dans le cadre d’une certification, comme PEFC, est souhaitable et bénéfique aux écosystèmes. Elle permet une valorisation des essences, de la flore et de la faune en même temps qu'un entretien des espaces.

La majorité des phénomènes de déforestation dans le monde sont liés au besoin et à la création de nouveaux espaces agricoles et non à la production de bois. Le bois est un matériau renouvelable dont les usages sont multiples et encore en devenir. Il constitue une des réponses opportunes pour faire face aux enjeux climatiques.

Les certifications forestières se sont beaucoup développées au cours des quinze dernières années. Les forêts certifiées sont de plus en plus nombreuses mais elles ne représentent encore que 10% des forêts mondiales, et seulement 55% du papier produit est issu de forêts certifiées.

Ceci s'explique car la certification demeure complexe  à mettre en place, les réalités et les standards étant différents d'un pays à l'autre. 

  Outil de développement durable, elle devient également un outil économique, qui doit être pensé comme tel. Ainsi, on ne peut ignorer la concurrence qui existe aujourd'hui sur les territoires, entre PEFC et FSC, les principaux systèmes de certification tenant de deux logiques différentes, une européenne et l'autre américaine.

Dans ce cadre, il est essentiel que PEFC soit vigilant à adapter et moderniser notre norme européenne, aujourd'hui déjà très exigeante de par l'existence d'une législation de protection de l'environnement et de gestionnaires des forêts publiques, comme l'ONF en  FRANCE.

De fait, les forêts françaises dépassent très largement les standards établis par les organismes de certification.  Ainsi, si PEFC est un outil important pour le développement de l’exploitation durable des forêts dans le monde, il ne doit pas mener, en France,  à un "nivellement par le bas". 

Au-delà de rassembler plus d’exploitations forestières, les organismes de certification doivent également veiller à ce que des critères exigeants continuent à être appliqués, garantissent une réelle "qualité " de développement durable.