Une Élue en action

Comment se protéger des perturbateurs endocriniens sans bouleverser notre mode de vie ?

Telle est la question posée lors du colloque organisé par la Commission des Affaires européennes le 11 avril dernier.  

Après l'adoption en février dernier de la proposition de résolution écologiste, visant à renforcer la lutte contre l'exposition aux perturbateurs endocriniens, la commission des affaires européennes du Sénat a souhaité rouvrir le débat et rassembler acteurs économiques, scientifiques, politiques et administratifs pour échanger sur le rôle des pouvoirs publics face aux perturbateurs endocriniens.

Accédez au replay du colloque en cliquant ici.

 

 

Animée par les auteurs du rapport d'information "Les perturbateurs endocriniens : un enjeu de santé publique" , la table-ronde a réuni: responsables de la Commission européenne, de l'ANSES, des scientifiques, des fédérations professionnelles et associations de consommateurs. 

Pour rappel, les perturbateurs endocriniens sont des substances qui affectent le fonctionnement du système hormonal et sont responsables du développement de nombreuses maladies comme le cancer du sein ou de la prostate. Les femmes enceintes et les jeunes enfants sont les personnes les plus vulnérables.

Ces substances sont d'autant plus dangereuses qu'il est difficile de s'en prémunir. En effet, on les utilise dans différents produits comme les matières plastiques, les produits phytopharmaceutiques ou les cosmétiques. De fait, on les retrouve dans l'alimentation, l'eau potable ou l'air.

Avec deux ans et demi de retard et après une condamnation pour manquement par le Tribunal de l'Union européenne, la Commission européenne a proposé, le 15 juin 2016, des critères scientifiques permettant d'identifier une substance comme perturbateur endocrinien dans les produits phytopharmaceutiques et les biocides.

Ces propositions suscitent beaucoup d'inquiétudes tant des associations de défense de la santé que des secteurs économiques concernés. Le rapport sénatorial précité analyse les propositions de la Commission européenne et formule des recommandations pour une application proportionnée du principe de précaution afin de protéger la santé publique.